21/09/2026

C’est avec une très grande joie et une certaine émotion que nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer vos 100 ans.
Cent années de vie, c’est un anniversaire rare, dont peu de gens peuvent se prévaloir, et que l’on souhaite pourtant à chacun d’entre nous !
1926 ! Vous êtes un bébé des années dites « folles » ! Je ne sais pas si la folie des années 20 est arrivée jusqu’à Sonchamp, mais c’est ici que vous êtes née le 17 septembre 1926, il y a exactement 100 ans ! Vous venez d’une famille profondément enracinée dans notre territoire : vos parents et grands- parents étaient cultivateurs à Sonchamp.
J’ai eu la chance il y a quelques temps (ce qui m’a permis de connaitre la date de votre anniversaire !) de recueillir quelques-uns de vos souvenirs d’enfance, encore bien vifs et présents dans votre tête. Certains de ces souvenirs feront bientôt l’objet d’un récit dans notre journal municipal…
Cette discussion avec vous m’a surtout permis de réaliser qu’une commune, ce sont avant tout des femmes et des hommes, des familles, des générations qui se succèdent et qui, chacune à leur manière, écrivent son histoire. Chère Andréa, vous êtes aujourd’hui une des rares personnes à être capable de nous raconter cette histoire : vous avez vu passer 7 ou 8 générations de maires, une guerre, des mariages, des naissances, des joies et des tragédies, des moissons, des fêtes de village. Vous êtes, en quelque sorte, la mémoire vivante de notre commune — une mémoire précieuse, que nous avons la chance et l'honneur de fêter aujourd'hui.
À l’âge de 19 ans, un accident est venu bouleverser les projets que vous aviez pour reprendre la ferme familiale. Vous avez alors dû emprunter un autre chemin, construire votre vie professionnelle différemment, et connaître une carrière dans la fonction publique, aux hypothèques du service des impôts de Rambouillet. Comme chaque malheur a du bon, vous y avez rencontré celui qui deviendra votre époux, et le père d’Albéric, monsieur Louit. Monsieur Lochereau, votre père, a continué à exploiter ses terres jusqu’à sa retraite, et les a cédées à une autre famille de cultivateurs du village, qui les exploite encore aujourd’hui.
L’autre jour vous m’avez parlé de votre enfance, de l’école, des écoles devrais-je dire puisque nous en avions 3 jusqu’au début des années 40, de ces années où filles et garçons étaient séparés, et où les enfants fréquentaient des établissements différents selon les familles et les convictions de l’époque.
Vous avez évoqué le certificat d’études, les apprentissages scolaires, comme ces épreuves de couture qui faisaient alors partie de la formation des jeunes filles.
Vous m’avez également raconté les déplacements vers l’école, à pied ou à bicyclette, à poney parfois, à une époque où les voitures étaient encore rares et où posséder une automobile constituait quelque chose d’exceptionnel.
Tous ces souvenirs pnearlent d’une époque belle est bien révolue, que l’on se surprend parfois, devant les difficultés du monde actuel, à regretter.
Il y a quelques années — quelques décennies, devrais-je dire ! — vous avez quitté les impôts pour prendre votre retraite. Depuis la disparition de votre mari, vous partagez votre vie entre Rambouillet et La Hunière, avec, à vos côtés, la présence affectueuse de votre fils Albéric.
La ferme familiale de La Hunière est une véritable arche de Noé. On y croise des paons qui paradent, des poules, des tortues, un âne… et bien sur les chiens, qui vous escortent chaque soir de La Hunière jusqu’à Rambouillet, et reviennent tous les matins se mettre au vert !
Les générations passent.
Les maisons changent.
Les habitudes disparaissent.
Les visages s’effacent parfois des photographies et des souvenirs.
Mais tant qu’il existe des personnes comme vous pour raconter, pour transmettre et pour se souvenir, une partie de cette histoire demeure.
Vous êtes aujourd’hui ce lien vivant entre les générations.
Alors au nom de madame le maire, de l’ensemble du Conseil municipal, et des habitants de Sonchamp, permettez-moi de vous souhaiter un très heureux centième anniversaire !
Cent années de vie, c’est un anniversaire rare, dont peu de gens peuvent se prévaloir, et que l’on souhaite pourtant à chacun d’entre nous !
1926 ! Vous êtes un bébé des années dites « folles » ! Je ne sais pas si la folie des années 20 est arrivée jusqu’à Sonchamp, mais c’est ici que vous êtes née le 17 septembre 1926, il y a exactement 100 ans ! Vous venez d’une famille profondément enracinée dans notre territoire : vos parents et grands- parents étaient cultivateurs à Sonchamp.
J’ai eu la chance il y a quelques temps (ce qui m’a permis de connaitre la date de votre anniversaire !) de recueillir quelques-uns de vos souvenirs d’enfance, encore bien vifs et présents dans votre tête. Certains de ces souvenirs feront bientôt l’objet d’un récit dans notre journal municipal…
Cette discussion avec vous m’a surtout permis de réaliser qu’une commune, ce sont avant tout des femmes et des hommes, des familles, des générations qui se succèdent et qui, chacune à leur manière, écrivent son histoire. Chère Andréa, vous êtes aujourd’hui une des rares personnes à être capable de nous raconter cette histoire : vous avez vu passer 7 ou 8 générations de maires, une guerre, des mariages, des naissances, des joies et des tragédies, des moissons, des fêtes de village. Vous êtes, en quelque sorte, la mémoire vivante de notre commune — une mémoire précieuse, que nous avons la chance et l'honneur de fêter aujourd'hui.
À l’âge de 19 ans, un accident est venu bouleverser les projets que vous aviez pour reprendre la ferme familiale. Vous avez alors dû emprunter un autre chemin, construire votre vie professionnelle différemment, et connaître une carrière dans la fonction publique, aux hypothèques du service des impôts de Rambouillet. Comme chaque malheur a du bon, vous y avez rencontré celui qui deviendra votre époux, et le père d’Albéric, monsieur Louit. Monsieur Lochereau, votre père, a continué à exploiter ses terres jusqu’à sa retraite, et les a cédées à une autre famille de cultivateurs du village, qui les exploite encore aujourd’hui.
L’autre jour vous m’avez parlé de votre enfance, de l’école, des écoles devrais-je dire puisque nous en avions 3 jusqu’au début des années 40, de ces années où filles et garçons étaient séparés, et où les enfants fréquentaient des établissements différents selon les familles et les convictions de l’époque.
Vous avez évoqué le certificat d’études, les apprentissages scolaires, comme ces épreuves de couture qui faisaient alors partie de la formation des jeunes filles.
Vous m’avez également raconté les déplacements vers l’école, à pied ou à bicyclette, à poney parfois, à une époque où les voitures étaient encore rares et où posséder une automobile constituait quelque chose d’exceptionnel.
Tous ces souvenirs pnearlent d’une époque belle est bien révolue, que l’on se surprend parfois, devant les difficultés du monde actuel, à regretter.
Il y a quelques années — quelques décennies, devrais-je dire ! — vous avez quitté les impôts pour prendre votre retraite. Depuis la disparition de votre mari, vous partagez votre vie entre Rambouillet et La Hunière, avec, à vos côtés, la présence affectueuse de votre fils Albéric.
La ferme familiale de La Hunière est une véritable arche de Noé. On y croise des paons qui paradent, des poules, des tortues, un âne… et bien sur les chiens, qui vous escortent chaque soir de La Hunière jusqu’à Rambouillet, et reviennent tous les matins se mettre au vert !
Les générations passent.
Les maisons changent.
Les habitudes disparaissent.
Les visages s’effacent parfois des photographies et des souvenirs.
Mais tant qu’il existe des personnes comme vous pour raconter, pour transmettre et pour se souvenir, une partie de cette histoire demeure.
Vous êtes aujourd’hui ce lien vivant entre les générations.
Alors au nom de madame le maire, de l’ensemble du Conseil municipal, et des habitants de Sonchamp, permettez-moi de vous souhaiter un très heureux centième anniversaire !
Marie de Cuverville ( Adjointe au Maire )



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